Tafsîr - Exégèse - Sourate Al Fatiha

Tafsîr - Exégèse - Sourate  Al Fatiha
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Au nom de Dieu, le Tout miséricorde, le Miséricordieux : l'Envoyé (prières et bénédiction sur lui) ne savait la fin de la sourate que quand descendait sur lui Au nom de Dieu, le Tout miséricorde, le Miséricordieux (Ibn Abbâs).

C'est avec ce verset que les compagnons ouvraient le Livre de Dieu. Donc, cela est recommandable au début de tout discours ou autre travail. A cet effet, il est rapporté que l'Envoyé (prières et bénédiction sur lui) a dit : "Toute chose qui ne commence pas avec Au nom de Dieu, le Tout miséricorde, le Miséricordieux est mutilée." Par conséquent, cela est recommandable au début des ablutions, en raison de ce hadith : "Pas d'ablutions pour qui ne cite pas sur elles le nom de Dieu.", au début du repas, en raison de ce hadith : "Dis Au nom de Dieu, mange avec la main droite ; mange de ce qui est à la portée de ta main ?", au début de l'acte sexuel, en raison de ce hadith : "Quand l'un d'entre vous veut commencer avec son épouse, si il dit au nom de Dieu ; Dieu, dévie de nous le diable, dévie le diable de ce que Tu nous attribues, et qu'ensuite un enfant leur est prédestiné, le diable ne peut jamais lui faire mal."
Concernant le segment Au nom de Dieu, le Tout miséricorde, le Miséricordieux, des exégètes présupposent qu'il veut dire : "Au nom de Dieu, le Tout miséricorde, le Miséricordieux est mon commencement en..." ; "Je commence Au nom de Dieu, le Tout miséricorde, le Miséricordieux " ; "J'ai commencé Au nom de Dieu, le Tout miséricorde, le Miséricordieux ". Ces avis sont justes puisque tout acte doit avoir une origine. Le fondé dans tout cela est de citer le nom de Dieu au début de toute action, pour gagner Ses bénédictions, tirer bon augure, être assisté dans l'accomplissement des actions : Embarquez-y ! Au nom de Dieu navigation et mouillage ! ; Lis ! au nom de ton Maître qui créa.
Dieu : C'est le nom du Maître, Béni et Transcendant. C'est, dit-on, le nom le plus sublime, du fait qu'on lui renvoie tous les attributs : Il est Dieu. Il n'est de Dieu que Lui. Il est Celui qui connaît le mystère et la présence. Il est le Tout Miséricorde, le Miséricordieux. En outre, Dieu considère attributs tous les noms qui restent : A Dieu appartiennent les noms les plus beaux ; Sous quelque nom que vous L'invoquiez, c'est Lui qui a les noms les plus beaux. Selon Abu Hurayra, le Prophète (prières et bénédiction sur lui) a dit : "Dieu a quatre-vingt-dix-neuf noms - cent moins un. Quiconque les énumère entrera au Jardin."

Dieu (Allah) est un nom propre à Dieu le Transcendant, parce qu'Il ne l'a pas employé pour désigner une autre personne. C'est Son nom immuable, fixe, selon l'avis d'un groupe de savants illustres. Ar-Râzy choisit l'idée disant que c'est un nom non dérivé. C'est là l'avis de la majorité des savants.
Le Tout miséricorde, le Miséricordieux : Ce sont deux noms dérivés de la miséricorde, à figure d'hyperbole. Cependant, le "tout miséricorde" est plus intense en hyperbole que le "miséricordieux". Certains savants pensent que ces deux termes sont non dérivés. Al-Qurtuby rapporte ce hadith divin : "Je suis le Tout Miséricorde ; J'ai créé la matrice (ar rahim, en arabe) et J'en ai dérivé un nom de Mon nom..." Selon Ibn Jarîr, le Tout Miséricorde veut dire que Dieu l'est pour toutes les créatures ; le Miséricordieux veut dire que Dieu l'est seulement pour les croyants.
C'est pourquoi il est dit le Tout miséricorde, sur Son Trône siégeant. Dieu cite donc le fait de siéger en citant Son nom (le Tout miséricorde), pour signifier qu'Il généralise Sa miséricorde sur toutes Ses créatures. Ailleurs Dieu dit Il est Miséricordieux aux croyants, pour distinguer les croyants, par Son nom (le Miséricordieux).
Le nom "Le Tout Miséricorde" est exclusif à Dieu : Invoquez Dieu, ou bien invoquez le Tout Miséricorde ; avons-nous donné, hors le Tout Miséricorde, des dieux à adorer ? En outre, il existe d'autres noms propres à Lui, par exemple le Créateur. Quant au terme de "Miséricordieux", Dieu l'emploie, ainsi que d'autres (le Tendre, le Miséricordieux, l'Entendent, le Clairvoyant...), pour qualifier d'autres personnes.



2.Louange à Allah, Seigneur de l'univers.

Le verset Louange à Dieu, Maître des univers exprime la reconnaissance totale pour Dieu seul qui octroie bienfaits innombrables à Ses adorateurs. A notre Maître donc la louange pour tout cela, en premier et en dernier lieu.
Le segment Louange à Dieu est aussi un éloge que Dieu fait à Lui-même. Et à travers cela, Il ordonne à Ses adorateurs de Le louer. C'est comme si Dieu nous recommande ceci : Dites : Louange à Dieu.
Ce que soutient Ibn Jarîr mérite réflexion car cela est célèbre chez nombre de savants qui pensent que la louange est le fait de Le louer par Ses attributs inséparables et transitifs, et que la reconnaissance ne se fait qu'avec Ses attributs transitifs.
Dans la Tradition, on trouve ces hadiths : "Le meilleur Rappel est il n'y a de Dieu que Dieu, la meilleure invocation est la louange à Dieu." ; "Ô Maître, dit un adorateur, à Toi la louange comme il se doit, pour la majesté de Ta face et l'immensité de Ton pouvoir." Cela posa problème aux deux anges et ne surent comment l'inscrire. Ils montèrent auprès de Dieu et Lui dirent : "Maître, un adorateur vient de dire un propos et nous ne savons comme l'inscrire. - Que vient de dire Mon adorateur ? demanda Dieu, qui sait cependant mieux que quiconque ce que Son adorateur venait de dire. - Ô Maître, dirent-ils, il a dit à Toi la louange comme il se doit, pour la majesté de Ta face et l'immensité de Ton pouvoir. - Inscrivez cela comme Mon adorateur a dit. Quand il viendra à Ma rencontre, Je le récompenserai pour cela, dit Dieu."

La louange à Dieu englobe tous les genres de louange destinés à Lui, à l'exemple de ce que dit le hadith suivant : "Dieu, à Toi la louange en entier ; à Toi la royauté en entier ; dans Ta main Tu détiens le bien en entier ; à Toi revient le décret en entier."

Le segment Maître des univers : Pour le terme de "maître", il ne s'emploie en dehors de Dieu que si on lui ajoute un complément (le maître de maison). Quant au terme de "Maître", il ne se dit que pour Dieu. Concernant le terme des univers, c'est un pluriel désignant tout ce qui existe, sauf Dieu. Pour al-Farâ' et Abu 'Ubayd, le terme singulier d'univers désigne ceux qui raisonnent, c'est à dire les humains, les djinns, les anges et les démons. Quant aux animaux, ils ne sont pas désignés par ce terme. Cependant, selon Az-Zajjâj, ce terme désigne tout ce que Dieu a créé dans l'ici-bas et dans la vie dernière ; al Qurtuby soutient cet avis en référant au verset Moïse dit : "Le Maître des cieux et de la terre et de leur entre-deux, pour autant que vous soyez accessibles à la certitude."



3.Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,

Le verset le Tout Miséricorde, le Miséricordieux, al-Qurtuby l'explicite comme suit : Dieu s'est décrit ainsi après dit Maître des univers, pour faire coïncider le désir et la crainte : Informe Mes adorateurs que c'est Moi le Tout pardon, le Miséricordieux, et que Mon châtiment est le châtiment douloureux ; Votre Maître est prompt dans la punition. Il est Tout pardon, Miséricordieux. Avec le terme le Maître, il y a la crainte ; avec les termes le Tout miséricorde et le Miséricordieux, il y a le désir. Le Prophète (paix et bénédiction sur lui) dit : "Si le croyant savait ce qu'il y a de punitions auprès de Dieu, aucun ne convoiterait Son jardin ; si le dénégateur savait ce qu'il y a de miséricorde auprès de Dieu, aucun ne désespérerait de Sa miséricorde."



4.Maître du Jour de la rétribution.

Le verset le Roi du Jour de la Rétribution : Le terme roi vient du fait de posséder : C'est Nous qui hériterons de la terre et de tous ceux qu'il y a sur elle, et c'est à Nous que de tous il sera fait retour. Ce terme dérive du terme royauté : A qui, ce Jour-là, la royauté ? la royauté de Vérité, ce Jour-là, est au Tout Miséricorde. Le fait de lier la royauté au Jour de la rétribution ne nie rien d'autre, puisque le verset précédent dit que Dieu est le Maître des univers. Mais Il a ajouté la royauté au Jour de la Rétribution, pour que personne ne prétende là-bas à quelque chose et ne parle sans Sa permission : car en ce Jour, l'esprit et les anges debout en lignes ne parleront que sur l'autorisation du Tout miséricorde, et à charge de pertinence ; Le Jour où il vient, nulle âme n'ose parler qu'Il ne l'y autorise. Selon Ibn Abbâs, le Jour de la rétribution est le Jour des comptes pour les créés. En ce jour, Dieu rétribuera chacun d'eux selon ses oeuvres : qui aura fait du bien aura du bien ; qui aura fait du mal aura du mal, excepté celui à qui Il pardonnera.
En vérité, le Roi est Dieu le Transcendant. Quant à l'appellation donnée aux monarques des pays, elle n'est que d'un emploi métaphorique. Dans les çahîhs, l'Envoyé (paix et bénédiction sur lui) dit : "Dieu saisira la terre puis pliera le ciel avec Sa main droite. Ensuite Il dira : "C'est Moi le Roi ! où sont les rois de la terre ?"
La rétribution : c'est la rémunération et le jugement : nous sommes vraiment rétribués ? c'est à dire sanctionnés, jugés. Dans la Tradition : "L'éveillé est celui qui juge sa personne et oeuvre pour ce qui est après la mort."



5.C'est Toi (Seul) que nous adorons, et c'est Toi (Seul) dont nous implorons secours.

Le verset C'est Toi que nous adorons, Toi de qui le secours implorons : Pour l'adoration, c'est ce qui réunit la plénitude de l'amour, de la soumission et de la crainte. Le verset signifie donc : Nous n'adorons que Toi et nous ne nous en remettons qu'à Toi. Et c'est là la plénitude de l'obéissance. La religion réside dans sa totalité en ces deux sens, le premier étant de s'innocenter de l'associance, le second d'avouer son incapacité et de s'en remettre à Dieu : Adore-Le. Remets-t'en à Lui ; Il est le Tout Miséricorde. Nous croyons en Lui. Nous Lui faisons confiance. Dans le texte coranique, le discours passe d'un niveau à un autre direct. En effet, après avoir loué Dieu, c'est comme si l'adorateur se rapproche et est présent de Lui : C'est Toi que nous adorons, Toi de qui le secours implorons.

Le segment C'est Toi que nous adorons devance le segment Toi de qui le secours implorons, pour montrer que c'est l'adoration qui est visée. L'imploration du secours en est un moyen, le principe étant de mettre le plus important en premier lieu. Et puis, qu'en est-il de la signification du "nous" ? Si le "nous" désigne un pluriel, l'invocateur est par contre un. Le "nous", ici, désigne le genre des adorateurs. L'orant, qui est un individu, qu'il soit au milieu d'un groupe ou imam, informe sur sa propre personne et sur ses frères croyants de l'adoration pour laquelle ils ont été créés. De plus, il intercède pour quelque bien en leur faveur.

L'honorabilité de la place occupée par l'adorateur est confirmée, puisque Dieu désigne Son Envoyé (paix et bénédiction sur lui) par le terme "adorateur" et qu'Il dit : Louange à Dieu qui a fait descendre sur Son adorateur le Livre ; Et pourtant dès que l'adorateur de Dieu se fut dressé pour L'invoquer ; Transcendance de Celui qui fit aller de nuit, en un instant de la nuit, Son adorateur. Donc, Dieu lui a donné le nom d'adorateur, quand Il a fait descendre le Livre sur lui, quand celui-ci se dressa pour l'invocation et lors du Trajet Nocturne.



6.Guide-nous dans le droit chemin,

Le verset Guide-nous sur la voie de rectitude : Comme la louange est faite à Dieu, il devient alors convenable d'invoquer. C'est cela la parfaite des conditions pour celui qui demande : il louange Dieu puis Lui demande ce dont il a besoin. Elle est la plus réussie pour ce dont on a besoin et la plus efficace pour la réponse. C'est pourquoi Dieu nous oriente à cela.

La guidance, ici, signifie "la direction" et "la réussite". Quant à la voie de rectitude, c'est, dans le langage des Arabes, la voie claire qui n'a pas de virage ou de distorsion. Donc, ces derniers emploient le terme "voie" pour toute parole et toute action qualifiées de rectitude ou de distorsion. Par ailleurs, l'explicitation de la voie de rectitude donne des avis variés qui aboutissent à la même chose : c'est suivre Dieu et Son Envoyé (paix et bénédiction sur lui). Selon ces avis donc, la voie de rectitude désigne le Livre de Dieu ; l'Islam ; la religion de Dieu. Ibn al-Hanafiya : c'est la religion de Dieu ; Dieu n'accepte de Ses adorateurs aucune autre religion. Selon An-Nuwâs ben Sam'ân, le Prophète (paix et bénédiction sur lui) a dit : "Dieu a donné l'exemple ; celui d'une voie de rectitude. Sur les bords de la voie, deux murs ayant des portes ouvertes. Sur les portes, des rideaux pendants. Devant la porte de la voie, un invitant qui dit : "Ô gens, entrez tous dans la voie et ne louvoyez pas !" Et un (autre) invitant au-dessus de la voie : si un homme veut ouvrir quelque chose de ces portes-là, il lui dit : "Malheur à toi ! ne l'ouvre pas ; si tu l'ouvres, tu t'y engouffres." Ainsi donc, la voie c'est l'Islam, les deux murs ce sont les normes de Dieu, les portes ouvertes ce sont les interdits de Dieu, l'invitant à l'entrée de la voie c'est le Livre de Dieu, l'autre invitant c'est le pêcheur de Dieu dans le for intérieur de chaque musulman.
Si on demande comment le croyant demande la guidance en tout temps de prière alors qu'elle le distingue, la réponse sera ainsi : L'adorateur a en tout moment besoin de Dieu pour être maintenu, affermi dans la guidance : Vous qui croyez, croyez en Dieu et en Son Envoyé. Ce qui est visé par cela c'est la constance et l'assiduité dans les oeuvres déterminées à cet effet.



7.le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés.

Le segment la voie de ceux que Tu as gratifiés est l'explicitation de la voie de rectitude. Quant aux gratifiés, ce sont ceux qui ont été cités dans ce verset car obéir à Dieu et à Son Envoyé, c'est rejoindre ceux que Dieu a gratifiés : prophètes, hommes de vérité, martyrs et justifiés. Oh ! la compagnie excellente. Selon Ibn Abbâs, ceux que Tu as gratifiés sont ceux que Dieu a gratifiés d'obéissance et d'adoration, c'est à dire les anges, les prophètes, les hommes véridiques, les chahîds et les saints. Selon Ar Rabî ben Anas, ce sont seulement les prophètes. Selon Ibn Jurayj et Mujâhid, ce sont les croyants. Mais l'exégèse d'Ibn Abbâs est plus globale, plus générale. Le segment non (celle) des réprouvés, non plus que de ceux qui s'égarent, qui est coordonné au précédent, veut dire : Guide-nous sur la voie de rectitude de ceux que Tu as gratifiés, c'est à dire, les définis précédemment, non sur la voie des réprouvés qui connaissent la Vérité mais s'en détournent, non plus sur la voie des égarés qui ont perdu la connaissance, se démènent dans l'errance sans pouvoir bien se guider, c'est à dire la voie des Juifs et celle des Chrétiens.
La voie des croyants englobe aussi bien la connaissance de la Vérité que le fait de se conformer à elle. Les Juifs ont perdu cette conformité et les Chrétiens cette connaissance. C'est pourquoi les premiers sont frappés de réprobation et les seconds atteints d'égarement : Celui que Dieu maudit, fit encourir Sa colère ; Ne suivez pas les passions d'un peuple qui jadis s'est égaré, en égara d'autres en grand nombre et perdit le droit chemin. En outre, il est rapporté que 'Ady ben Hâtim a dit : "J'ai interrogé l'Envoyé (paix et bénédiction sur lui) sur ce verset et il m'a dit : "Non (celle) des réprouvés : ce sont les Juifs ; non plus que de ceux qui s'égarent : ce sont les chrétiens."
Enfin, il est préférable à celui qui récite le Prologue de conclure par âmin qui signifie : "Dieu, donne Ton assentiment". Selon Abu Hurayra, "quand l'Envoyé (paix et bénédiction sur lui) terminait par non (celle) des réprouvés, non plus que de ceux qui s'égarent, il disait âmin, si bien que la première rangée (d'orants) l'entendait."
Peut-il y avoir mieux que la gratitude reçue de Dieu (ceux que Tu as gratifiés) ? Evidemment, Dieu est Lui Seul qui détient la guidance et l'égarement : Quiconque Dieu égare, ne trouvera point de guide.
Les tenants de la prédestination se trompent quand ils disent que les adorateurs choisissent eux-mêmes leur voie. Ils défendent cette nouveauté en prenant pour prétexte les versets non péremptoires (mutachâbihât), tout en ignorant les versets péremptoires qui sont clairs, parfaitement compréhensibles.

# Posté le lundi 25 décembre 2006 05:31

Modifié le mardi 26 décembre 2006 03:28

Tafsîr - Exégèse - Sourate Al Falaq

Tafsîr - Exégèse - Sourate  Al Falaq
1.Dis: "Je cherche protection auprès du Seigneur de l'aube naissante,



2.contre le mal des êtres qu'Il a créés,



3.contre le mal de l'obscurité quand elle s'approfondit,



4.contre le mal de celles qui soufflent (les sorcières) sur les n½uds,



5.et contre le mal de l'envieux quand il envie".

Le point du jour est traduit selon l'avis d'Ibn Abbâs. Cela est comme Sa parole : Lui qui fend (l'obscurité pour) la naissance du jour. Et c'est le choix d'al-Bukhâri. Le verset contre le ravage causé par Sa créature : contre le ravage causé par toutes Ses créatures. Al-Hasan al-Baçry : Géhenne, Iblîs et sa progéniture font partie de ce qu'Il a créé. Le verset contre le ravage de l'heure où la nuit s'épaissit est traduit selon l'avis d'al-Hasan et Qatâda. Ces derniers disent : C'est la nuit, quand elle arrive avec son obscurité. Le verset contre le ravage de celles qui soufflent sur des noeuds contre l'envie : contre le ravage des sorcières. Aïcha, rapporte-t-on, a dit : L'Envoyé صلى الله عليه و سلم
fut ensorcelé au point où il croyait avoir eu des rapports avec ses épouses, sans qu'il ait vraiment fait cela. (C'est la pire des sorcelleries, dit Sufyân). Il me dit : "Sais-tu que Dieu vient de me montrer ce que je Lui ai demandé ? Deux hommes sont venus à moi. L'un s'est assis près de ma tête et l'autre près de mes pieds. Celui qui se tenait près de ma tête dit Quel est le mal de cet homme ? - Il est ensorcelé. - Et qui l'a ensorcelé ? - Labîd ben A'çâm (un homme de Zurayq qui était un hypocrite et un allié des Juifs). - Avec quoi ? - Avec un peigne et quelques cheveux. - Où sont-ils ? - Dans des spathes de palmier mâle placés sous la pierre du puits de Dharwân." Après quoi, le Prophète صلى الله عليه و سلم
se dirigea vers le puits et en retira (les spathes). Il dit en outre : "C'est ce puits qu'on m'a montré. Son eau paraît avoir la couleur du henné et ses palmiers paraissent être des têtes de serpents | démons. - Et pourquoi ne retires-tu pas (le contenu des spathes) ? lui demandai-je. - Non. Dieu m'a guéri et je ne veux pas causer quelque mal aux gens."

# Posté le lundi 25 décembre 2006 05:35

Tafsîr - Exégèse - Sourate Al Ikhlass

Tafsîr - Exégèse - Sourate  Al Ikhlass
Ikrima : les Juifs ont dit : "Nous adorons 'Uzayr fils de Dieu." Les Chrétiens ont dit : "Nous adorons le Christ fils de Dieu." Les Mazdéens ont dit : "Nous adorons le soleil et la lune.", et les associants ont dit : "Nous adorons les idoles." Alors Dieu a fait descendre sur Son Envoyé صلى الله عليه و سلم Dis : "Il est Dieu, Il est Un"
Le verset Dis : "Il est Dieu, Il est Un" : Il est l'Unique, l'Un, qui n'a pas d'homologue, de semblable, ou de ministre, parce qu'Il est le Parfait en tous Ses attributs et Ses actes.



2.Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons.

Le verset Dieu de plénitude : c'est Lui dont les créés ont besoin, pour leurs affaires et demandes.
Ibn Abbâs : Il est le Maître dont la prédominance est bien accomplie, le Noble dont la noblesse est bien accomplie, le Majestueux dont la majesté est bien accomplie, le Tout indulgence dont l'indulgence est bien accomplie, le Connaissant dont la connaissance est bien accomplie, le Sage dont la Sagesse est bien accomplie, et c'est Lui dont sont accomplis tous les genres de noblesse et de prédominance.
C'est Lui Dieu. Transcendance à Lui.
Al-A'mach : Il est le Maître dont la prédominance a atteint la plénitude.
Qatâda, al-Hasan : Il est Celui qui reste après ce qu'Il a créé. Al-Hasan aussi : Dieu de plénitude c'est le Vivant, l'Agent suprême, qui n'a pas de fin.



3.Il n'a jamais engendré, n'a pas été engendré non plus.

Ar Rabî' ben Anas : Il est Celui qui n'engendra ni ne fut engendré. On dirait que cette suite qui n'engendra ni ne fut engendré est une explication de ce qui précède. Ceci est une bonne exégèse. Ibn Mas'ûd, Az Zahhâk, As Suddy : Dieu de plénitude c'est Celui qui n'a pas de trou. Ach Chu'by : C'est Celui qui ne mange qui ne boit. Al-Hâfidh Abou al Qâcim at Tabarâny : Tous ces avis sur les attributs de notre Maître sont justes.
Le verset qui n'engendra ni ne fut engendré, et de qui n'est l'égal pas un. : Il n'a pas d'enfant et il n'a pas de géniteur, et Il n'a pas non plus de compagne : Créateur absolu des cieux et de la terre, comment aurait-Il un enfant, alors qu'Il n'a point de compagne, alors qu'Il a tout créé et que de toute chose Il est Connaissant ? ; Ils disent : "Le Tout Miséricorde s'est donné un enfant." ! - Ici vous vous portez à l'abominable ; Ils disent : "Le Tout miséricorde s'est donné une progéniture." Transcendance à Lui ! Ce ne sont que des adorateurs honorés. Ils n'anticipent pas sur Lui par le dire, ils n'agissent que sur Son ordre. L'Envoyé صلى الله عليه و سلم, rapporte-t-on, a dit : Dieu dit : "Le Fils d'Adam me dément, pourtant il ne devait pas le faire. Il me fait des injures, pourtant il ne devait pas le faire. Son démenti consiste à dire que Je ne peux le faire recommencer comme Je l'avais fait au début. Quant à son injure, elle consiste à dire : Dieu a adopté un enfant. Or, Je suis Dieu de plénitude, qui n'engendra ni ne fut engendré, et de qui n'est l'égal pas un."



4.Et nul n'est égal à Lui".

Ar Rabî' ben Anas : Il est Celui qui n'engendra ni ne fut engendré. On dirait que cette suite qui n'engendra ni ne fut engendré est une explication de ce qui précède. Ceci est une bonne exégèse. Ibn Mas'ûd, Az Zahhâk, As Suddy : Dieu de plénitude c'est Celui qui n'a pas de trou. Ach Chu'by : C'est Celui qui ne mange qui ne boit. Al-Hâfidh Abou al Qâcim at Tabarâny : Tous ces avis sur les attributs de notre Maître sont justes.
Le verset qui n'engendra ni ne fut engendré, et de qui n'est l'égal pas un. : Il n'a pas d'enfant et il n'a pas de géniteur, et Il n'a pas non plus de compagne : Créateur absolu des cieux et de la terre, comment aurait-Il un enfant, alors qu'Il n'a point de compagne, alors qu'Il a tout créé et que de toute chose Il est Connaissant ? ; Ils disent : "Le Tout Miséricorde s'est donné un enfant." ! - Ici vous vous portez à l'abominable ; Ils disent : "Le Tout miséricorde s'est donné une progéniture." Transcendance à Lui ! Ce ne sont que des adorateurs honorés. Ils n'anticipent pas sur Lui par le dire, ils n'agissent que sur Son ordre. L'Envoyé صلى الله عليه و سلم, rapporte-t-on, a dit : Dieu dit : "Le Fils d'Adam me dément, pourtant il ne devait pas le faire. Il me fait des injures, pourtant il ne devait pas le faire. Son démenti consiste à dire que Je ne peux le faire recommencer comme Je l'avais fait au début. Quant à son injure, elle consiste à dire : Dieu a adopté un enfant. Or, Je suis Dieu de plénitude, qui n'engendra ni ne fut engendré, et de qui n'est l'égal pas un."



5.C'est Toi (Seul) que nous adorons, et

Le



6.Guide-nous dans le droit chemin,

Le



7.le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs

Le

# Posté le lundi 25 décembre 2006 05:39

Tafsîr - Exégèse - Sourate An Nasr

Tafsîr - Exégèse - Sourate  An Nasr
1.Lorsque vient le secours d'Allah ainsi que la victoire,



2.et que tu vois les gens entrer en foule dans la religion d'Allah,



3.alors, par la louange, célèbre la gloire de ton Seigneur et implore Son pardon. Car c'est Lui le grand Accueillant au repentir.

Ibn Abbâs : "Comme Umar prit l'habitude de me laisser entrer avec les personnages de Badr, quelques-uns d'entre eux virent la chose d'un mauvais oeil et lui dirent : "Pourquoi laisses-tu celui-ci rester avec nous ? Nous aussi, nous avons des fils comme lui. - Mais il est de ceux que vous savez ! répondit 'Umar." Un jour, Umar invita ces personnages. Il invita aussi Ibn Abbâs. "Et il ne fit cela, dit Ibn Abbâs, que pour leur montrer ce que je sais." Que dites-vous à propos de la parole de Dieu Quand va venir de Dieu le secours victorieux, l'ouverture ? - (Ici), essaya d'expliquer l'un d'eux. On nous ordonne de louer Dieu, de Lui demander pardon si nous sommes secourus et que nous avons le dessus. "D'autres gardèrent le silence et ne dirent rien du tout. Alors, Umar s'adressa à moi et me dit : "O Ibn Abbâs ! est-ce l'explication que tu donnes (à cette sourate) ? - Non, répondis-je. - Et qu'en dis-tu ? - Il s'agit de la mort de l'Envoyé صلى الله عليه و سلم. Dieu la lui fit savoir ; Il dit Quand va venir de Dieu le secours victorieux, l'ouverture, ce sera le signe (de l'approche) de ton terme ; alors exalte par la louange la transcendance de ton Maître, implore Son pardon : Il aime à Se repentir. - Au sujet de cette (sourate), dit enfin Umar, je ne sais ce que tu viens de dire.""
Ibn Abbâs encore : A la descente de Quand va venir de Dieu le secours victorieux, l'ouverture, l'Envoyé صلى الله عليه و سلم a dit : "Le deuil de mon âme m'a été annoncé.", et qu'il serait rappelé cette année.
Mujâhid, az Zahhâk et bien d'autres donnent le même avis qui dit que cette sourate annonce à l'Envoyé صلى الله عليه و سلم sa disparition.
Aïcha : Dans son rukû' et son sujûd, l'Envoyé صلى الله عليه و سلم disait abondamment : "Transcendance à Toi, notre Dieu. Notre Maître, grâce à Ta louange. Notre Dieu, accorde-moi Ton pardon." L'ouverture dont il s'agit c'est l'ouverture de la Mecque.
Amrû ben Salma : Quand il y a eu l'ouverture, chaque peuple a pris l'initiative de déclarer son islam à l'Envoyé صلى الله عليه و سلم.

# Posté le lundi 25 décembre 2006 05:41

Tafsîr - Exégèse - Sourate Al Kafirûn

Tafsîr - Exégèse - Sourate  Al Kafirûn
1.Dis: "Ô vous les infidèles!

Celle-là est la sourate qui dénonce les actions des associants.
Le verset Dis : "O dénégateurs" : parle de tout dénégateur sur la terre. Mais ceux à qui s'adresse ce discours sont les dénégateurs de Quraych. Ces derniers ont appelé l'Envoyé صلى الله عليه و سلم à l'adoration de leurs idoles durant une année, pour qu'eux adorassent son Adoré durant une année. C'est pourquoi Dieu a fait descendre cette sourate, dans laquelle Il ordonnait à Son Envoyé صلى الله عليه و سلم de se déclarer innocent de leur croyance.



2.Je n'adore pas ce que vous adorez.

Le verset je n'adorerai pas ce que vous adorez : je n'adore pas les idoles.



3.Et vous n'êtes pas adorateurs de ce que j'adore.

Le verset non plus que vous n'êtes adorateurs de ce que j'adore : non plus que vous n'êtes adorateurs de Dieu l'Unique.



4.Je ne suis pas adorateur de ce que vous adorez.

Le verset ni moi adorateur de ce que vous aurez adoré : je ne suis pas votre voie d'adoration. Moi j'adore Dieu de manière que Dieu aime et accepte.



5.Et vous n'êtes pas adorateurs de ce que j'adore.

Le verset ni vous adorateurs de ce que j'adore : vous ne suivez pas les préceptes de Dieu, pour L'adorer, vous avez plutôt inventé des choses : Ils ne suivent que la conjecture et les passions de l'âme. L'Envoyé صلى الله عليه و سلم a en effet dénoncé la croyance des associants, et c'est pourquoi le principe de l'Islam est : Il n'est de dieu que Dieu, tandis que et Muhammad est l'envoyé de Dieu. Autrement dit, il n'y a pas d'adoré en dehors de Dieu, et il n'y a pas de voie d'adoration en dehors de celle apportée par l'Envoyé صلى الله عليه و سلم.



6.A vous votre religion, et à moi ma religion".

Les associants vouent à des déités une adoration condamnée par Dieu. C'est pourquoi Il dit A vous votre religion, la mienne à moi. Ce verset est synonyme de : S'ils te démentent, alors dis : "A moi mes oeuvres, à vous les vôtres" ; nos actes sont à nous, à vous les vôtres.
Selon al-Bukhâri, votre religion désigne la dénégation, et la mienne désigne l'Islam. Selon un autre savant, le verset je n'adorerai pas ce que vous adorez signifie : je n'adore pas ce que vous adorez, aujourd'hui et le temps qui me reste à vivre, non plus que vous n'êtes adorateurs de ce que j'adore. Selon des spécialistes de la langue arabe, cette manière de dire fait fonction de confirmation. Cela est comme Sa parole : Assurément le mésaise de plus d'aise s'accompagne, le mésaise de plus d'aise s'accompagne !

# Posté le lundi 25 décembre 2006 05:43